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Trois morts dans les rangs du FDNY
- Paru le 03/02/2005
- Déjà lu 10792 fois.

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Retour d'expérience bulletArticle: Une intervention incendie réussie - ''Bon travail !'' (Hancock)


Tous les bons formateurs le savent : il est désastreux de montrer aux élèves ce qu’il ne faut pas faire car c’est ce qui est le mieux mémorisé. Pour un geste simple cela pose rarement problème, mais pour la totalité d’une intervention incendie, cela devient plus compliqué. Internet et en particulier Youtube et Dailymotion regorgent de vidéos montrant des sapeurs-pompiers courir partout, casser des fenêtres et déverser des milliers de litres d’eau sur des maisons qui, finalement,  partent en fumée. Sur d’autres vidéos, incapables de comprendre ce qui se passe, ils restent face à des phénomènes qu’ils ne maîtrisent pas, réalisant de temps à autre des actions sans lien avec la situation.
Ceux qui regardent ces vidéos considèrent que "ce sont les autres qui travaillent comme ça". Quant à celui qui est sur la vidéo, il trouve toujours de bonnes excuses car, avouons-le, la remise en cause n’est pas le fort des sapeurs-pompiers.


Loin de nous l’idée de dire que sur Internet, nous trouvons exclusivement des vidéos d’interventions ratées. Nous trouvons de très bonnes vidéos montrant des sauvetages effectués entre autres par la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris. Mais force est de constater que ces vidéos font exceptions et qu’elles concernent plus souvent des sauvetages par l'extérieur que des attaques. En plus, elles concernent généralement des corps de sapeurs-pompiers réputés et les autres services incendies se sentent loin de cette réalité. 

Mouscron (Moeskroen en Néerlandais)
L’intervention dont nous parlerons ici s'est déroulée sur le secteur de Mouscron, une ville d’environ 55.000 habitants, située dans la province Belge Francophone du Hainaut, à quelques kilomètres de la frontière Française. La caserne principale d’assez grande taille (plus de 3000m2), occupée par un peu moins d’une centaine de sapeurs-pompiers, est secondée par deux postes avancés, l’un situé à Dottignies l’autre à Estaimpuis. En journée, une permanence est assurée par un caporal professionnel ainsi que par 6 employés de la commune, détachés à temps plein au service incendie. Dirigé par un officier professionnel, le corps de sapeurs-pompiers de Mouscron assure, en journée, un départ ambulance (2 sapeurs-pompiers) et un départ incendie (équipe de 4 sapeurs-pompiers).  Le soir, la nuit, les week-ends et jours fériés, l'organisation du service et les gardes sont assurées exclusivement par les pompiers volontaires. 

L’intervention
Le mardi 7 décembre 2010, à 13H38, le service reçoit un appel pour "feu d’habitation rue Général Leman, sur le secteur de Mont-à-Leux". Le message précise "explosion de feu au pétrole" ce qui veut sans doute dire que le système de chauffage (poêle à fuel situé dans la pièce) a pris feu.

Note: un poêle à fuel est un système de chauffage autonome, placé dans une des pièces de l'habitation et possédant un réservoir d'une dizaine de litres de combustible liquide.  Le feu dont nous parlons ici est donc un feu d'habitation et pas un feu de combustible liquide. Simplement, l'explosion de cet appareil a certainement projeté du liquide enflammé un peu partout, mettant ainsi rapidement à feu une grande partie du mobilier.

La distance séparant la caserne du lieu de l’incendie est d’environ 2,5km (1,5 mile).
Une minute plus tard (13H39) le chef de service part, suivi de la première auto-pompe dont l’équipage est composé de 4 hommes, tandis que la seconde auto-pompe est déclenchée. L’équipe de cette seconde auto-pompe n’étant composée que de volontaires non-présents en caserne, il faudra plusieurs minutes avant qu’elle soit opérationnelle.

A 13H42 le chef de service est sur les lieux de l'intervention et indique par radio que le feu, pleinement développé, se situe au rez-de-chaussée. Des flammes sortent violement par la fenêtre et atteignent le milieu de l’étage. Dans cette partie de la Belgique, de nombreuses maisons sont accolées les unes aux autres. Le risque de propagation, entre autres via les toitures est donc assez important.
La présence d'un témoin, muni d'un appareil photo, permettra de suivre toute l'intervention avec une chronologie précise.

Quelques secondes plus tard, l'auto-pompe arrive. L’équipage met en place une ligne d’attaque : tuyaux de 70mm (2 ¾), bi-division puis tuyaux de 45mm. Cette ligne d’attaque est mise en place par le binôme qui réalisera ensuite l’attaque. Le conducteur s’occupe de sa pompe tandis que le chef de l’engin dirige ses hommes. La photo prise lors de la mise en place de cette ligne d'attaque, indique 13H42 et 56 secondes.

A 13H43min et 8 secondes, l’établissement est en place. Le binôme se prépare.
La lance utilisée est une lance à jet difusé, pouvant délivrer jusqu’à 500lpm (135 GPM), seul débit pouvant protéger le binôme en cas de dégradation rapide de la situation. Dans le cas présent les deux débits principaux de la lance seront utilisés : 150lpm (40 GPM) pour la progression et 500lpm (135 GPM) pour l’attaque.
40 secondes plus tard, le binôme est totalement équipé, les appareils de protection respiratoire ont été vérifiés, la lance réglée et testée. La progression commence. La gestion de la porte est effectuée par le chef d’agrès: placé à la porte, sous ARI, il contrôle la ventilation et fait le lien entre l’intérieur et l’extérieur.

Chaque personne a son rôle et la confiance est de mise: le conducteur s'occupe de sa pompe et connaît parfaitement la pression à donner, en fonction de la lance utilisée. Le chef n'entre pas: il a donné ses ordres et fait confiance à son binôme correctement formé, qui connaît donc sa mission et sait comment la remplir.

Nous ne le répéterons jamais assez: la place du chef n'est pas avec le binôme. Sa place est à l'extérieur. Son rôle est de surveiller la dégradation éventuelle de la structure et d'empêcher les actions parasites (mise en marche incontrôlée d'un ventilateur, bris de vitre, arrosage par la fenêtre etc.). Préserver l'intégrité de la structure, c'est conserver le feu dans un état relativement stable, permettant au binôme d'attaque de mener à bien l'extinction. Si le binôme n'est pas efficace, ce n'est pas en rentrant avec lui et en lui donnant des ordres face au feu, avec le niveau de stress que cela sous-entend, que l'action sera bien menée. Un binôme n'ayant pas reçu de formation pour gérer correctement un feu par l'intérieur, devra rester dehors et en cas de manque de personnel compétent, l'attaque sera menée par l'extérieur.

Ici, le personnel est engagé, avec un chef faisant pleinement confiance à ses hommes, en sachant que ceux-ci ont été correctement formés.

Le binôme progresse dans le couloir enfumé qui mène à la porte de la pièce en feu. La progression se fait en petit débit (150lpm - 40GPM), en utilisant la méthode du pulsing [2]: courte impulsion (environ 1/3 de seconde) avec un jet ouvert à environ 60°, permettant de refroidir un volume important  de fumées, juste devant le binôme et permettant à celui-ci de progresser en toute sécurité, en diminuant fortement la contrainte thermique (pas de vapeur), sans faire de dégât des eaux.
Après quelques secondes de progression, le binôme arrive à la porte de la pièce embrasée. La fenêtre étant ouverte, le feu progresse rapidement. C’est donc l'attaque dite "combinée" [3] qui sera choisie : elle ne se pratique que dans un local ventilé avec une ouverture située sur le côté ou sur l'arrière du feu, ce qui est le cas ici. Consistant à projeter une grande quantité d’eau sur un laps de temps très court, cette attaque fonctionne par refroidissement (absorption de l'énergie thermique) et par inertage (remplacement du comburant par la vapeur produite au contact de l'eau sur les murs).  Le porte lance règle sa lance à 500lpm (135GPM) puis trace la lettre O (durée 2 secondes environ). Compte tenu de la violence du feu, ceci ne semble pas suffisant. Il décide alors de tracer un Z (durée 3 secondes) et vient ainsi à bout du feu.

Quelques secondes plus tard, la vapeur s’étant échappée par la fenêtre, le binôme peut se lever pour terminer l’extinction des foyers résiduels en s'approchant de ceux-ci. Cette extinction se fait en réglant la lance en jet droit, et en ouvrant partiellement celle-ci pour noyer ces petits foyers avec un filet d’eau.

Moins de 3 minutes après le début de l’attaque, le binôme ressort avec une bouteille de gaz. Nous pouvons être quasiment certain que sans une telle rapidité d’action, cette bouteille aurait subit la chaleur pendant plus longtemps avec le risque d’explosion que l’on suppose.

A 13H50 la seconde auto-pompe arrive sur place et son équipage met immédiatement en place une seconde ligne d’attaque afin de parer à une éventuelle reprise. Son personnel met également en place un ventilateur qui servira à désenfumer plus rapidement et aider au déblai.

Chronologie
HeureEvenement
13:38Réception de l’appel
13 :39Départ du chef de service et de l’auto-pompe N°1
13:42Arrivée sur place du Cpt Lowagie. Feu au rez-de-chaussée, pleinement développé.
13:42:56Etablissement d’une ligne d’attaque (70mm – division – 45mm – lance à jet diffusé)
13 :43 :08Le binôme d’attaque se prépare
13 :43 :49Début de la progression avec pulsing petit débit (150lpm / 40GPM)
13 :44 :35Attaque combinée (gros débit - 500lpm/135 GPM -  O puis Z)
13 :45 :20Le feu est éteint, reste quelques points chauds résiduels qui sont traités
13 :50 :50Seconde auto pompe sur place. Mise en place d’une seconde ligne, en sécurité
13 :56 :29Le déblai est en cours.
13 :57 :26Mise en place du ventilateur pour désenfumer et aider au déblai

425643084339
13:42:5613:43:0813:43:39

452056295726
13:45:2013:56:2913:57:26

Matériel et mode d’établissement

Les sapeurs-pompiers de Mouscron ont abandonné les lances sur dévidoirs dites "haute pression" du fait de leur débit trop faible (entre 100 et 180 lpm / entre 25 et 45 GPM). Ils utilisent systématiquement des établissements sur tuyaux de 45mm (1 ¾), avec des lances à jet diffusé permettant de débiter jusqu’à 500lpm (135 GPM).
Afin d'obtenir, avec les tuyaux souples de 45mm (1 ¾), une facilité d’emploi maximale même en équipe réduite, ils ont opté pour des systèmes épaulés en écheveaux. Après de nombreux essais et lecture d’informations disponibles sur le site flashover.fr [4], la solution qui a été adoptée est la suivante :
Dans le cas d’alimentation à distance importante, caisses avec tuyaux de 70mm (2 ¾)
Pour les établissements d’attaque écheveaux de 70m (2 ¾), associés à des écheveaux Z+0 de 45mm (1 ¾).
La mise en place est réalisée avec des tuyaux pliés en écheveaux: pliage « en Z » pour les tuyaux de 70 (2 longueurs de 20m), tandis que les tuyaux de 45mm sont pliés en Z et O (une longueur de 20m pliée en Z, pré-connectée à une longueur de 20m, pliée en O).
La méthode de mise en place a fait l’objet d’une formation en caserne, avec un protocole écrit, définissant le rôle de chacun.

Les lances
Après essais et passages en caisson flashover, la conclusion s’est imposée d’elle-même : les lances idéales pour le traitement des feux de locaux sont les lances à jet diffusé dont le débit se règle avec une bague. Ces lances nécessitent un peu d’entraînement mais le résultat en vaut largement la peine. Le centre de Mouscron a échangé les lances initialement fournies par le Ministère de tutel, par des lances de marque POK, modèle Debikador ou Turbokador. Le centre de Mouscron n’utilise pas de lances régulées (dites "automatiques"). Dans le cadre du refroidissement des fumées donc durant la progression, étape la plus dangereuse des feux de locaux, les lances "automatiques" s’avèrent en effet moins performantes.

Ventilation

La ventilation mécanique n’est utilisée que pour le déblai, une fois l’extinction parfaitement réalisée. Son but est d’évacuer le plus rapidement et le plus efficacement possible les fumées, donc les gaz toxiques. Outre le fait que cela va faciliter le déblai, cela permet également de faire sortir les personnes qui se seraient protégées des fumées en se confinant (chambre, salle de bain…) afin de les évacuer dans une atmosphère redevenue relativement saine.

Lors de l'attaque, c'est l'anti-ventilation qui est utilisée ou l'absence de changement des ouvertures (ventilation "discrète"), cette solution permettant de conserver le feu dans un état stable. Ce choix est dicté par le fait que la ventilation "à pression positive" peut avoir un impact positif mais également un impact très négatif voir catastrophique. Son usage est particulièrement complexe (il apparaît simple jusqu'au moment des accidents!), nécessite du personnel (présence constante au ventilateur pour arrêter celui-ci en cas de problème), une excellente synchronisation etc.
L'excellent résultat obtenu ici, sans usage de ventilateur, montre l'intérêt limité de ce matériel au regard des contraintes et des pré-requis nécessaires à son utilisation.

Matériel et techniques
Type de lancePOK Turbokador 500 [1]
Débit disponible à la lance500lpm (135 GPM)
Débit utilisé pour la progression150lpm (40 GPM)
Technique utilisée pour la progressionPulsing : impulsion courte (1/3 de seconde entre le début de l'ouverture et la fin de la fermeture), lance réglée en petit débit (150lpm – 40 GPM), jet diffusé avec un angle d’ouverture de 60°, lance inclinée de 45° par rapport au sol.
Quantité d’eau utilisée pour la progressionEnviron 5 litres (< 1.5 gallon)
Débit utilisé pour l’attaque500lpm (135 GPM)
Technique utilisée pour l’attaqueAttaque combinée : fort débit pendant un temps très court. Traçage de lettres permettant de limiter le geste dans le temps (O pour environ 2 secondes et Z pour 3 secondes). Jet diffusé avec une ouverture d'environ 45°, débit réglé à 500lpm (135 GPM).
Raison du choix du mode d’attaqueLocal correctement ventilé, ouverture derrière le foyer
Quantité d’eau utilisée pour l’attaqueEnviron 45 litres (12 gallons)
Quantité d'eau pour la progression et l'attaque Estimée aux environs de 50 litres (13.5 gallons)
Durée progression + attaqueEnviron 1 minute et 30 secondes
Temps écoulé entre l'arrivée sur les lieux et la fin de l'attaqueEnviron 3 minutes 30 secondes
Mode d’établissementEcheveaux de 70mm (2 ¾) en Z, bi-division, écheveau de 45mm (1 ¾) en Z+O
Formation suivie par le personnel Journée flashover (contenu de cours Tantad [5]), puis exercice en casernes. Quelques exercices « feux réels ».
Ventilation opérationnelleUniquement lors du déblai

Quelques réflexions...
D'un point de vue matériel, gestion du personnel, approche tactique, durée et contenu de formation, une telle intervention amène à  relativiser beaucoup de choses. Cette intervention est réussie et nous avons à notre disposition des données chiffrées: le temps (moins de 4 minutes), la quantité d'eau (de l'ordre de 50 litres), le personnel engagé (un officier et une équipe de seulement 4 hommes), le véhicule engagé (simple auto-pompe d'un modèle "basique"), le matériel utilisé (tenue de feu, tuyaux et lance non régulée...).

Dans le cas où l'extinction d'un tel feu se serait déroulée en 3 ou 4 heures, avec 100.000 litres d'eau (26000 gallons), 4 ou 5 camions et une trentaine de sapeurs-pompiers, il serait logique de chercher des pistes d'améliorations. Comme souvent, ces améliorations seraient cherchées non pas dans une optimisation des moyens existants, mais au contraire dans une surenchère de matériel (système à mousse, nouvelle lance, caméra, outils de forcement…) ou une surenchère en personnel (engagement d'équipes et d'engins supplémentaires, poste de commandement etc. ), tout ceci alourdissant les budgets.
Or, l'effet est souvent inverse de celui souhaité: engager du personnel en plus grand nombre augmente la confusion, oblige à mettre en œuvre des systèmes d'organisation, à multiplier les commandements, etc. Augmenter le matériel va en augmenter la maintenance et les besoins en formation etc.

L'achat ou l'invention de nouvelles lances ou de nouveaux engins sont justifiables pour passer de 50.000 litres à 10.000 litres d'eau (13000 à 2600 gallons). Mais ici, avec du matériel on ne peut plus conventionnel, ce sont seulement 50 à 60 litres d'eau (13 à 15 gallons) qui ont été utilisés. Et dans ce cas, avouons que l'amélioration est difficile et que justifier un achat sous prétexte qu'il ferait "éventuellement" passer la consommation d'eau sur un tel feu, par exemple de 60 à 40 litres (15 à 10 gallons), serait assez ridicule.
Il en est de même pour le personnel. Il est possible d'optimiser une opération en diminuant le nombre d'intervenants, mais lorsqu'il n'y a que 4 personnes dans un engin incendie, la diminution de l'effectif n'a plus de sens.

Evidement, beaucoup diront qu'ils sont capables de faire aussi bien. Mais lorsque nous regardons des vidéos d'intervention sur Youtube ou Dailymotion, nous constatons plusieurs choses: ces vidéos durent généralement plus de 3 min 30 alors même qu'elles commencent lorsque les engins incendies sont déjà en place depuis un certain temps. Elles montrent souvent une situation initiale avec un feu moins violent que celui de l'intervention de Mouscron. Mais au long de la vidéo, la situation va se dégrader pour finir assez souvent par une destruction quasi-totale de la maison. En clair, alors que les pompiers de Mouscron mettent un frein rapide et définitif à l'évolution du feu, les vidéos nous montrent généralement un feu qui évolue au détriment des sapeurs-pompiers. Enfin, les vidéos nous montrent généralement des équipes composées de beaucoup plus que 4 sapeurs-pompiers et un petit camion...

Le secret de Mouscron
La question se pose donc: quel est le secret de Mouscron? Ils n'ont pas de meilleur matériel, ne sont pas de super sportifs, ne s'entraînent pas 8 heures par jour. Pourquoi des services avec un personnel en plus grand nombre et des moyens plus importants n'arrivent-ils pas à faire aussi bien?
La réponse, nous tenterons de la donner dans un autre article. Elle est en fait le fruit d'un ensemble de détails, de points très particuliers que nous avons regroupés, patiemment et que nous avons analysés. Vous verrez qu'il faut peu de chose pour bien faire, mais que ne pas avoir ces "détails" conduit souvent à la catastrophe.

Par tout un concours de circonstances, par un enchaînement de points particuliers, les sapeurs-pompiers de Mouscron ont atteint un niveau que beaucoup leur envient et que certains leur envieront encore longtemps. Nous ne pouvons que leur dire "Bon travail!"


[1] - http://www.pok.fr/produit.php?prod=7
[2] -  Progression par la méthode du pulsing. http://www.dailymotion.com/video/x38tg8_progression_tech
[3] - Attaque combinée. http://www.dailymotion.com/video/x3935a_attaque-combinee_news
[4] - "Etablir autrement". Série d'articles en français, sur les modes d'établissement. http://www.flashover.fr
[5] - Groupement International de Formateurs Flashover, Tantad est un entité qui réalise des cours sur les feux de locaux, à destination des sapeurs-pompiers. Aide à la mise en place de caisson flashover, formation de formateurs flashover, conseils tactiques sont quelques unes des activités du groupe. http://www.tantad.com


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Re: Une intervention incendie réussie - ''Bon travail !'' (Hancock) (Score: 1)
par stoller le 15 avril 2011 à 17:28:40
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
Un seul, très bref mais sincère commentaire: MERCI ( non, je ne crie pas! ) Pierre-Louis! d'avoir mis en ligne cet article dont tu parlais depuis quelque temps. Il me permettra d'illustrer encore mieux mon propos auprès de mes collègues.
Amitiés, Alain



Re: Une intervention incendie réussie - ''Bon travail !'' (Hancock) (Score: 1)
par hub8 (hub8@caramail.com) le 17 avril 2011 à 22:02:49
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
Article intéressant dans sa forme comme dans le fond.
FOND : intervention justifiant techniquement l'ensemble des techniques développées sur le site dans les formation de PL lors d'une seule inter.
FORME : construction de l'article sur des faits non contestables et non interprétables ainsi que la présence d'une synthèse dans un tableau permettant pour les prochaines inters une comparaison simple mais très efficace sur les critères importants (consommation d'eau, techniques, matériels et justifications).

si j'avais juste une petite et secondaire critique, notamment de quelqu'un qui n'aurai peut être pas su écrire cet article, c'est que dans les critères du tableau il manque les dégâts à l'arrivée des SP et une fois l'extinction terminée.
Car cela amène une vision complémentaire financière du côté des propriétaires et non seulement SP.
Pour moi, ils ne sont pas systématiquement compatibles.

dans tous les cas, nous pouvons que te dire, PL, "Bon Travail ENCORE UNE FOIS"!



Re: Une intervention incendie réussie - ''Bon travail !'' (Hancock) (Score: 1)
par scubadwarf le 03 mai 2011 à 12:52:05
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
superbe article qui apelle beaucoup de travail de formation...
moi qui croyait que les lances automatiques était fantastique!


 
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